Le Volkswagen Touran est souvent cité comme le monospace idéal pour les familles : spacieux, pratique, bien équipé… Mais attention, derrière cette belle vitrine, certaines versions cachent de vrais défauts qui peuvent transformer votre achat en cauchemar. En tant qu’utilisateur, on veut un véhicule fiable, économique et agréable à conduire. Alors il est crucial de savoir quels modèles de Touran 3 éviter pour ne pas se retrouver avec des frais de réparation astronomiques ou un confort au rabais.
| ⚠️ Moteur/Version | 🔧 Problèmes majeurs | 📅 Années concernées | 👨👩👧👦 Impact utilisateur |
|---|---|---|---|
| 1.6 TDI 115 | Vanne EGR, turbo, FAP fragiles | 2015-2017 | Entretien coûteux, pas adapté aux familles |
| 1.2 TSI 110 | Chaîne distribution, conso d’huile | 2015-2016 | Manque de puissance, risque mécanique élevé |
| DSG7 (embrayage à sec) | À-coups, usure précoce, coûteux à réparer | Avant 2018 | Inconfort en ville, fiabilité douteuse |
| Finition Trendline | Manque d’équipements (GPS, radars, régulateur) | Toutes années | Confort limité, difficile à revendre |
| Sans sièges arrière indépendants | Modularité restreinte, Isofix peu accessibles | Selon options | Inadapté à un usage familial quotidien |
Évitez le 1.6 TDI 115 : un diesel à problèmes
Le moteur 1.6 TDI 115 est probablement le plus critiqué de la gamme Touran 3. Sur le papier, il semble séduisant : consommation raisonnable, couple correct, et disponible sur de nombreuses versions entre 2015 et 2017.
Mais dans la réalité ? Il est largement en dessous des attentes :
- Problèmes fréquents de vanne EGR encrassée (surtout en ville)
- Turbo qui fatigue ou casse entre 90 000 et 110 000 km
- Filtre à particules (FAP) sensible, colmatage prématuré
- Un couple moteur (250 Nm) qui montre vite ses limites une fois le véhicule chargé
En clair, ce moteur n’est tout simplement pas adapté à l’usage familial intensif : il nécessite un entretien rigoureux, et toute négligence peut coûter cher. Le remplacement d’un turbo peut vous coûter entre 800 et 1 500 €, sans parler d’une éventuelle intervention sur la vanne EGR ou le FAP.
Le 1.2 TSI 110 : trop léger, trop fragile
Ce moteur essence, souvent proposé sur les modèles d’entrée de gamme, attire par son prix plus abordable. Mais attention, il ne faut pas confondre économique à l’achat et économique à l’usage.
Voici pourquoi le 1.2 TSI 110 est un mauvais choix :
- Faibles performances : 0 à 100 km/h en plus de 11 secondes
- Chaîne de distribution fragile – risques de casse ou d’allongement avant 100 000 km
- Surconsommation d’huile signalée surtout sur les modèles 2015-2016
Et ce n’est pas tout : une fois le Touran chargé (passagers, valises, porte-vélos…), ce petit moteur montre vite ses limites, notamment en montée ou sur autoroute. Pour un usage urbain uniquement, pourquoi pas. Mais si vous avez besoin d’un véhicule polyvalent et fiable sur du long terme… mieux vaut passer votre chemin.
La boîte DSG7 à sec : chèvre et chou à la fois

La boîte automatique DSG7, souvent montée sur les moteurs essence 1.4 TSI et 1.5 TSI, est agréable au quotidien… du moins, quand elle fonctionne bien. Car sur les millésimes jusqu’en 2018, cette transmission peut devenir une vraie source de galères.
Les symptômes les plus fréquents :
- À-coups à basse vitesse
- Hésitation au démarrage
- Passage de rapport brutal
La raison ? L’embrayage à sec, bien moins résistant que celui des versions “à bain d’huile”. Résultat : usure prématurée dès 70 000 km dans le pire des cas. Et une boîte DSG en remplacement, c’est un ticket entre 2 000 € à 5 000 €. Même avec une mise à jour logicielle (effectuée par VW sur certains modèles), le problème ne disparaît pas toujours.
Bon à savoir : les DSG7 installées après 2018 semblent bénéficier d’une meilleure fiabilité. Pour une conductivité plus sereine, orientez-vous vers les DSG6 (boîte à 6 rapports), notamment avec le bloc 2.0 TDI, bien plus robuste.
La finition Trendline : attention aux équipements absents
Quand on achète un monospace, le confort et la praticité sont rois. Pourtant, beaucoup de Touran 3 en finition Trendline (entrée de gamme) sont trop pauvres en équipements pour un usage quotidien agréable.
Voici ce qui manque (souvent) sur ces finitions :
- Pas de radar de recul (un vrai problème sur une voiture de cette longueur)
- Pas de GPS intégré
- Sièges arrière non réglables ou non indépendants
- Absence d’accoudoir central
- Pas de régulateur ou limiteur de vitesse
Ces “petits détails” rendent le véhicule difficile à revendre, limitent le confort… et nuisent tout simplement au plaisir de conduite au quotidien. À éviter donc, sauf si vous avez un budget extrêmement serré (et que vous négociez le prix très bas !).
Les versions sans sièges arrière indépendants : une erreur majeure pour les familles
Ce qui fait tout le charme du Touran, c’est son habitabilité et sa modularité. Mais tous les modèles ne sont pas logés à la même enseigne. Certaines versions, notamment les anciennes ou issues de flottes professionnelles, n’ont pas les fameux sièges arrière indépendants, coulissants et inclinables.
Pourquoi est-ce un problème ?
- Moins de flexibilité sur l’agencement intérieur
- Accès plus difficile aux fixations Isofix pour les enfants
- Pas de possibilité d’agrandir le coffre ponctuellement
C’est un critère que beaucoup d’acheteurs découvrent… après l’achat. Or, avoir trois enfants et une banquette fixe, c’est devoir jongler à chaque trajet. Vérifiez toujours physiquement l’aménagement intérieur, ne vous fiez pas à la fiche technique !
Le manque d’entretien : un facteur à ne jamais négliger
Le Touran 3 est un véhicule moderne bourré d’électronique et de composants sensibles. Cela entraîne une obligation d’un entretien rigoureux. Pourtant, sur le marché de l’occasion, de nombreux exemplaires ont un historique flou voire inexistant.
Points de vigilance à vérifier dans le carnet :
- Vidange de boîte de vitesses DSG réalisée à temps (tous les 60 000 km en général)
- Remplacement des pompes à eau (surtout sur les moteurs TSI)
- Entretiens faits dans le réseau ou par des pros reconnus
- Historiques complets des interventions, avec factures à l’appui
Ne vous fiez jamais à un vendeur qui vous dit “tout est OK” sans preuve écrite. Il vaut mieux un Touran avec 160 000 km bien entretenu qu’un modèle à 80 000 km douteux.
À retenir : les cas les plus à éviter du Touran 3
Pour vous aider à y voir encore plus clair, voici un tableau récapitulatif des motorisations et configurations à éviter sur le Touran de troisième génération :
| Modèle / Configuration | Problèmes fréquemment signalés | Années concernées |
|---|---|---|
| 1.6 TDI 115 | Vanne EGR, turbo, FAP, performances en charge | 2015-2017 |
| 1.2 TSI 110 | Chaîne de distribution, surconsommation d’huile | 2015-2016 |
| Boîte DSG7 (embrayage à sec) | À-coups, usure rapide, remplacement coûteux | Avant 2018 |
| Finitions Trendline | Manque d’équipements de confort | Toutes années |
| Configurations sans sièges arrière indépendants | Modularité limitée pour familles | Selon options |
Alors, quel Touran faut-il privilégier ?
Heureusement, tous les Touran ne sont pas à mettre dans le même panier. Certaines versions se montrent très fiables et parfaitement adaptées à un usage familial :
- 2.0 TDI 150 : moteur diesel robuste, fiable, performant
- 1.5 TSI EVO (à partir de 2018) : consommation maîtrisée, chainage renforcé
- DSG6 avec moteur diesel : combinaison durable et agréable en conduite
- Finitions Confortline ou Carat : excellent compromis entre équipement et prix
Avant de vous lancer dans l’achat d’un Touran 3 d’occasion, prenez le temps de :
- Lire attentivement l’historique
- Faire un essai long (à froid et à chaud)
- Vérifier la présence des équipements “familiaux” (radars, sièges individuels, GPS…)
- Demander un rapport technique (type Autoviza, CarVertical…)
Un bon Touran est un Touran bien choisi. Et maintenant que vous connaissez les modèles à éviter, vous êtes armé pour dénicher la perle rare.


