Si tu envisages d’acheter une Renault d’occasion, tu dois absolument lire ce qui suit. Car oui, même si la marque au losange est reconnue pour proposer des modèles abordables et stylés, certains de ses moteurs sont de véritables pièges mécaniques. Le but de cet article est simple : t’aider à identifier les blocs moteurs Renault à éviter afin d’acheter l’esprit léger. Tu vas retrouver ici un maximum d’infos concrètes, sans jargon, pour que tu puisses faire un choix réfléchi.
| ⚠️ Moteur | 🚗 Modèles | ⏳ Problèmes majeurs | 🔧 Recommandation |
|---|---|---|---|
| 1.2 TCe (H5Ft) | Clio IV, Captur I, Mégane III, Duster, Juke… | Conso d’huile, casse moteur possible | À éviter absolument |
| 1.6 dCi (R9M) | Scénic IV, Kadjar, Talisman, Espace V | Casse turbo, EGR, injecteurs fragiles | OK si post-2017 + entretien régulier |
| 2.0 dCi (M9R) | Laguna III, Koleos, Espace IV | Joint culasse, volant moteur, injecteurs | Surveiller l’injection |
| 0.9 TCe (H4Bt) | Twingo III, Clio IV | À-coups, fuite liquide, soucis électriques | Moins grave, mais à diagnostiquer |
Le moteur 1.2 TCe (H5Ft) : l’enfant terrible
S’il y a bien un moteur qui a fait couler beaucoup d’huile — au sens propre comme au figuré — c’est le fameux 1.2 TCe H5Ft. Commercialisé entre 2012 et 2016, ce 4-cylindres essence turbo devait symboliser la nouvelle ère du downsizing chez Renault. Résultat ? Un véritable cauchemar mécanique.
Les problèmes connus :
- Consommation d’huile excessive : jusqu’à 0,5L tous les 1000 km !
- Segments de pistons défaillants, usure prématurée du haut moteur
- Soupapes encrassées, perte de puissance, à-coups moteur
- Cata : casse moteur complète possible dès 50 000 km
Ce moteur a été monté dans de nombreux modèles Renault, mais aussi chez Nissan et Dacia :
| Modèles concernés | Années |
|---|---|
| Renault Clio IV | 2012-2016 |
| Renault Captur I | 2012-2016 |
| Renault Mégane III | 2012-2016 |
| Renault Scénic III | 2012-2016 |
| Dacia Duster / Sandero | 2012-2016 |
| Nissan Qashqai / Juke / Pulsar | 2012-2016 |
Des class actions ont même été lancées, soutenues par des associations comme UFC-Que Choisir, face à l’ampleur du problème. Certaines voitures ont eu un moteur remplacé sous garantie, mais sans preuve de remplacement ou d’upgrade, mieux vaut fuir.
Le moteur 1.6 dCi (R9M) : fiabilité en demi-teinte
Présenté comme le successeur du célèbre 1.5 dCi, le moteur 1.6 dCi, lancé en 2011, a connu des débuts difficiles. Même s’il est plus économe en carburant, ses pièces internes fragiles posent problème à long terme.
Symptômes fréquents :
- Casse turbo, surtout sur les versions 130 et 160 ch
- Fuites d’huile autour du carter
- Encrassement rapide de la vanne EGR, notamment en usage urbain
- Problèmes d’injecteurs vers 100 000 — 150 000 km
Le 1.6 dCi équipe plusieurs modèles comme :
- Renault Scénic IV
- Renault Kadjar
- Renault Talisman
- Renault Espace V
- Renault Trafic III
À noter que les versions post 2017 bénéficient d’améliorations techniques, mais l’entretien doit être irréprochable : vidange et contrôle du filtre à huile tous les 10 000 km recommandés.
Le moteur 2.0 dCi (M9R) : solide, mais pas infaillible
Le moteur 2.0 dCi est réputé pour ses bons rendements, mais il présente des problèmes notables qui méritent ton attention.
Les problèmes recensés :
- Joint de culasse fragile, surtout sur les versions avant 2011
- Volant moteur bi-masse peu fiable
- Problèmes d’injecteurs signalés par de nombreux propriétaires
Tu le retrouveras sur les modèles comme :
- Renault Laguna III
- Renault Latitude
- Renault Espace IV
- Renault Koleos (ancien)
Bien que plus fiable que certains autres blocs, il demande une surveillance régulière du système d’injection et du circuit de refroidissement.
Les petits moteurs essence : pas tous impeccables
Le moteur 0.9 TCe (H4Bt)
Ce 3-cylindres turbo essence de Renault, logé dans les citadines comme la Twingo III ou Clio IV, a séduit par sa sobriété… mais pas sa robustesse.
Problèmes rencontrés :
- À-coups à l’accélération
- Fuites de liquide de refroidissement
- Dysfonctionnements électroniques liés à la gestion moteur
Il est vrai que ces défauts sont généralement moins pénalisants que sur le 1.2 TCe, mais ils peuvent virer à la panne si non corrigés rapidement.
Focus sur les modèles Renault à problèmes
Renault Clio IV (1.2 TCe)
Très populaire mais à risque. Chaîne de distribution fragile, consommation d’huile, faiblesse de la boîte EDC sur certaines finitions… Un cocktail qui peut coûter très cher.
Renault Captur I (1.2 TCe 120ch & 1.5 dCi avant 2015)
Les propriétaires rapportent des pannes moteur fréquentes, une électronique capricieuse et des transmissions automatiques parfois paresseuses. Si le moteur n’a pas été remplacé ou renforcé, passe ton chemin…
Renault Scénic III (1.6 dCi & EDC)
Chaîne de distribution bruyante, boîte EDC fragile, filtres à particules qui s’encrassent vite. L’entretien est coûteux, la fiabilité incertaine.
Renault Laguna III (2.0 dCi)
Trop de pépins électriques sur les premiers modèles. Ajoute à ça une climatisation capricieuse et une navigation qui tombe souvent en panne, et tu obtiens un véhicule globalement décevant à long terme.
D’autres composants Renault à surveiller

Vanne EGR (surtout diesel)
Ces vannes permettent de réduire les émissions de NOx, mais s’encrassent rapidement sur les trajets courts. Résultat : voyant moteur, baisse de puissance, voire calages à répétition.
Le turbo
Une casse du turbo provoque souvent une surconsommation d’huile et une casse moteur. Les moteurs dCi sont particulièrement concernés, notamment des anciens 1.9 ou les 1.6 modernes.
Boîte automatique EDC
Les premières boîtes double embrayage EDC6 de Renault ont causé beaucoup de retours ateliers. À-coups, lenteur, voire blocage. Une boîte EDC bien vidangée tous les 60 000 km tiendra mieux la distance.
Checklist indispensable avant d’acheter une Renault d’occasion
Tu veux malgré tout tenter l’aventure avec une Renault ? Voici une petite checklist rapide pour éviter les mauvaises surprises :
- Demande un rapport d’historique complet (type Histovec ou CarVertical)
- Vérifie les factures d’entretien, surtout pour les moteurs TCe et dCi
- Contrôle la consommation d’huile sur les blocs essence
- Inspecte le niveau de liquide de refroidissement et vérifie les traces de fuite
- Teste la boîte de vitesses (surtout les EDC), il ne doit pas y avoir de broutement ou d’à-coups au passage des rapports
- N’oublie pas : une garantie mécanique peut sauver ton portefeuille
Quelques blocs Renault plus fiables en comparaison
Histoire de ne pas tout peindre en noir, il faut reconnaître que certains moteurs Renault ont très bien vieilli :
- 1.5 dCi : fiable si bien entretenu (vidange tous les 10 000 km)
- 1.3 TCe : conçu en collaboration avec Mercedes, beaucoup plus fiable que le 1.2
- 1.6 atmosphérique essence sur Clio II ou III
Ce sont des choix à privilégier pour minimiser les risques mécaniques à long terme.
En clair…
Renault propose une gamme très large de véhicules adaptés à tous les usages… mais tous les moteurs ne se valent pas. Le 1.2 TCe reste véritablement à fuir, tout comme certaines premières itérations du 1.6 dCi ou du 2.0 dCi. Si tu vises un modèle de la période 2010-2016, redouble de vigilance et pense à vérifier l’existence de rappels et d’opérations après-vente. Mieux vaut perdre 30 minutes à lire un carnet d’entretien… que 4 000 € en remplacements moteur !
Et toi, as-tu eu un souci avec un moteur Renault ? N’hésite pas à partager ton retour en commentaire, ça pourra aider d’autres passionnés comme toi 😉


