Les gendarmes du Rhône n’ont pas chômé en ce mois de janvier 2025. Lors de plusieurs opérations de contrôle, ils ont mis la main sur des conducteurs un peu trop pressés, parfois beaucoup trop. Parmi eux, un automobiliste au volant d’une Tesla lancée à une allure vertigineuse, bien au-delà des limites autorisées.
Des motards bien trop pressés
Tout commence le 12 janvier sur la RD 385, près de Chessy. Sur cette portion où la vitesse est limitée à 90 km/h, deux motards ont été surpris à 137 km/h pour l’un, et 154 km/h pour l’autre. Des pointes de vitesse qui rappellent davantage une piste de course qu’une route départementale. Résultat : contrôle immédiat et permis confisqué.
Deux semaines plus tard, le dimanche 26 janvier, les forces de l’ordre ont remis ça. Cette fois, sur la RD 306 à Saint-Georges-de-Reneins. Une moto y a été interceptée à 144 km/h, toujours pour une limite fixée à 90 km/h. Là encore, difficile pour le conducteur d’échapper à la sanction.
Une Tesla à 150 km/h sur une route limitée à 80
Mais l’affaire qui a retenu toutes les attentions s’est déroulée le même jour, un peu plus au sud. À Solaize, sur la D307 où la vitesse maximale est de 80 km/h, une Tesla a été flashée à 150 km/h. De quoi presque doubler la limite autorisée. Les gendarmes, visiblement habitués aux motos rapides, n’ont pas caché leur étonnement devant une telle allure sur un axe aussi sensible.
L’automobiliste a immédiatement dû remettre son permis de conduire. Le véhicule, immobilisé sur place, n’a pas bougé d’un centimètre de plus. Une procédure stricte mais nécessaire pour limiter les risques d’accidents graves.
Quand la vitesse devient un danger public
Si l’histoire prête à sourire pour certains, les gendarmes rappellent que ces excès de vitesse dantesques ne sont pas qu’un simple chiffre sur un radar. Selon la Sécurité routière, rouler à 150 km/h au lieu de 80, c’est réduire drastiquement le temps de réaction et augmenter de manière exponentielle la gravité d’un accident potentiel. À cette allure, un freinage d’urgence devient presque illusoire.
Il suffit d’avoir déjà pris le volant par temps de pluie ou sur une route de campagne étroite pour comprendre à quel point quelques secondes de différence peuvent changer le cours d’un trajet. Et quand on parle d’un choc frontal à plus de 140 km/h, les chances de survie chutent considérablement.
Des sanctions lourdes et immédiates
Dans tous les cas relevés, les conducteurs ont dû remettre leur permis sur-le-champ. Les motos comme la Tesla ont été immobilisées, rappelant que la sanction ne se limite pas à une amende. Derrière ces décisions, l’objectif est clair : dissuader les comportements dangereux et éviter que la route ne se transforme en piste d’essai.
Car si certains aiment tester les limites de leur moteur, la loi – elle – ne laisse aucune place à l’improvisation. Les prochains mois diront si ces coups de filet auront un effet durable sur les comportements. Mais une chose est sûre : sur les routes du Rhône, les gendarmes veillent, radar en main.


